Bienvenue à Cabasse !
Charmant village au cœur du Var
Le Lac Sainte-Suzanne
et ses abords ombragés
De superbes points de vue
De superbes points de vue
Un village chargé d’histoire
Ses vieilles portes, ses ruelles étroites...

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Cabasse... Ses débuts à la préhistoire

DOLMEN_LA_GASTEEPIERRE_PLANTEE_CABASSESituée sur le bord de la faille entre les Alpes et le massif des Maures et de l’Esterel, la région est constituée de petites plaines très marécageuses enserrées entre des collines basses drainées par l’Issole. Vallée barrée au nord par un défilé bordé de hautes falaises dans lesquelles se trouvent de nombreuses grottes propices pour loger toutes sortes d’hominidés et animaux. Le défilé rend les troupeaux d’animaux qui passent vulnérables aux prédateurs, bêtes et hommes chasseurs. Il a été trouvé à Cabasse des ossements humains de Néandertaliens (50 000 ans) ainsi que dans les roches (poudingues) de l’ère quaternaire, ceux : d’éléphants, rhinocéros et autres espèces aujourd’hui disparues. L’hominien est présent épisodiquement dans la région, lors des deux premières glaciations de l’ère, l’homme de Cro-Magnon est définitivement installé à partir de l’avant dernière glaciation : celle de Riss, la troisième. Plusieurs stations et sites préhistoriques (une cinquantaine de l’âge de pierre du néolithique, cinq dolmens, sépultures familiales, collectives ou tribales et deux menhirs, figuration de divinités) ont été décrits et inventoriés par un historien archéologue émérite du pays : George Bérard. A l’âge du cuivre, du bronze, suivi de l’âge du fer, les huttes avec enclos pour les bestiaux dans les plaines et de petits hameaux fortifiés sur les hauteurs, sont les modes d’habitat. Les habitants vivent de la terre et de la chasse.

 

...Au temps des Grecs et des Celto-ligures

PLAINE_DE_SAINT_LOUPENTREE_DU_DETROITArrivés six siècles avant notre ère à Massalia, les Grecs, en paix avec les populations, pratiquent le troc et, avec la monnaie, font naître le commerce dans la région. Les Celto-ligures eux, mettent en valeur, aménagent les terres, les drainent sont de bons cultivateurs et installent l’élevage. Une nouvelle civilisation apparait : l’échange des idées et des marchandises est facilité par les routes et l’emploi généralisé de la monnaie.

 

 

 Cabasse et l'Empire Romain
La grande voie « Aurélia » que les Romains établissent pour relier Rome aux pays du sud de la Gaule et à la péninsule ibérique, va pour Cabasse être capitale pour son développement. Le village prend beaucoup d’importance… jusqu’à 2500 habitants ! Rome lui donne le nom de Matavo (Pagus- Matavonicus). C’est un important relais sur la voie Aurélia, un marché renommé ; ses plaines drainées par les Ligures sont de riches terres qui produisent à foison légumes, foin pour le bétail, lait, viandes à sécher, froment ; ses collines aménagées sont plantées en arbres fruitiers qui produisent : olives, huile, figues, amandes et autres fruits secs etc. Les monnaies différentes trouvées dans les sites de recherche sont nombreuses et de toutes origines, elles attestent que le village joue un rôle économique important. Le gros bourg a même le droit de frapper monnaie. Les Romains sont de bons administrateurs ; ils organisent les pratiques religieuses, la ville, le commerce, et l’agriculture. Quelques vestiges de grands domaines (villae), routes, temples et mausolées attestent cette importante période.

FontaineLAVOIRPONT_ROMANPorte_chateau


Un Moyen age sous l'autorité religieuse
Carolingiens et Mérovingiens marquent très peu leur période. Ce sont surtout les ordres religieux qui prédominent et régissent à cette époque ; les seigneurs étant très occupés à guerroyer entre eux et en permanence sollicités par le comte d’Arles, Guillaume, pour des contributions lourdes et l’aider à conquérir la Provence. C’est à cette époque que la religion Chrétienne se substitue aux pratiques romaines. De nombreuses chapelles sont édifiées souvent sur les lieux des édifices religieux romains. Les saints protecteurs du village sont Saint Pons, Romain converti et Saint Loup évêque de Troyes qui revenant du monastère de Lérins fit halte à Cabasse. Les sarrasins, débarqués d’Espagne, installés dans les forêts et terres de la côte, vont souvent servir de mercenaires aux conquérants du pouvoir. Pour paiement de leur aide, ils ont le droit de razzias sur toute la région. Plusieurs fois ils vont passer par le défilé pillant tout sur leur passage. Vers l’an 630 la population de Cabasse (Matavo) décide de les combattre, avec l’aide des villages voisins, les encerclent et les piègent dans le défilé de l’Issole. Une belle légende est née de cette bataille : apparition sur la falaise de la Vierge-Marie « Notre Dame du Glaive » ; cette intervention terrorise l’ennemi ; aidant ainsi le village à vaincre, il lui en est encore aujourd’hui reconnaissant. Vers l’an 1000 les sarrasins sont expulsés, leur territoire presque entièrement récupéré par l’Eglise et quelques « baronnets ». Les plus grands propriétaires terriens sont alors les ordres religieux, ils en confient l’exploitation souvent aux moines des couvents. 1057 construction d’une partie du clocher ; 1095 est attestée l’existence des deux nefs jumelles Ste Marie et St Pons pour l’église du village. L’abbaye Saint Victor a reçu par donation des Vicomtes de Marseille leurs nombreuses terres de Cabasse. Elles sont cédées comme revenus, en 1179, aux « Dames de la Celle » couvent de religieuses qui ont une annexe installée au village.
chapelle_notre_damelgendeEGLISE_SAINT_PONS_2EGLISE_SAINT_PONS


La survie des cabassois
 

Les guerres, les endémies, les pillages De 1528 à 1532, les deux nefs de l’église doivent être rebâties avec le concours de tous les villageois. Plusieurs fois les grandes endémies : peste 1580 cholera, sont aux portes du village ; le village implore alors Notre Dame du Glaive. Les Cabassois souvent mis en danger par les razzias, pillages etc. Dans la falaise du défilé de l’Issole, ils ont aménagé de grandes grottes pour recevoir femmes, enfants, grains et biens ; ce lieu au fil du temps, prendra le nom de « trou des fées » 1558 à 1596 et de 1610 à 1643 guerres de religions, ravages, pillages, incendies, meurtres, Cabasse endure. 1635 les Espagnols alliés des Autrichiens envahissent la Provence volent tout, brulent le village. 1628 à nouveau la peste. 1707 le Duc de Savoie allié des Autrichiens occupe le sud, 1747 les troupes Françaises vaincues laissent les Croates, Allemands, Hongrois, Italiens revenir en Provence, ils taxent, pillent, rendent la région exsangue. L’eau, dans le centre du village, est celle des puits, elle est souvent polluée et nauséabonde : les édiles décident de capter des sources, trois fontaines sont mises en place, la pression manque, et il est impossible de monter l’eau sur la place centrale. L’horloge est posée en 1730 sur le clocher, à cette occasion la grosse cloche est refondue, une autre plus petite est installée. 1766 épidémie gravissime (maladie inconnue) frappe le village ; Notre Dame du Glaive est encore sollicitée, les villageois s’y rendent en pèlerinage, font le vœu de le refaire pendant 20 ans, cette promesse est reconduite. Le moulin à huile, à eau, est insuffisant, un deuxième moulin, mais « à sang » mu par un cheval, est construit.
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Révolution, empire, république 
1790, à la révolution est créé le département du Var, Cabasse est alors chef lieu de canton du district de Brignoles. 1794 le périmètre du canton est élargi à Carcès et au Thoronet. 1844 autorisation de tenir foire à Cabasse le deuxième jour après Pâques (mardi) donnée par le préfet, elle bénéficiera de la présence de la foule des participants à la fête de Notre Dame du Glaive. Le chemin de Carcès est transformé en route ; un bureau des poudres (mines) est ouvert au village pour les travaux à entreprendre ; en effet, « est décidé que tous les chemins de Cabasse doivent permette le passage des charrettes ! » 1857 votes et création d’un nouveau cimetière. 1868 le phylloxéra il ravage les 3/4 du vignoble, revenu principal de la commune, drame social ! 1888 le Maire de l’époque décide de créer « le bureau municipal de poste » devant le refus des autorités, 1897 (Cabasse a alors 1600 habitants environ) que l’administration accepte de faire sienne cette poste en l’y adjoignant le télégraphe. 1893 épidémie de choléra, l’eau des puits est soupçonnée, les habitants doivent s’approvisionner en eau potable en eau de source exclusivement. 1895 grande décision pour l’eau, le grand réservoir de 200 m3 installé à une hauteur suffisante, alimentera 11 fontaines. 1909 inauguration de la fontaine monumentale place du château (Jean Dotto)

Cabasse, les mines, la bauxite, ses Gueules Rouges...

Dans la commune une mine de gypses existait, mais c’est seulement en 1866 qu’est exploitée la première mine de bauxite. Cabasse est, sans déni possible, le haut lieu de cette production puisque c’est là, le véritable départ de cette gigantesque aventure d’abord à coups de pioches et pelles « à bras d’hommes » dans les galeries puis à ciel ouvert. La production de ce minerai sera de 100 000 tonnes / an environ employant de très nombreuses personnes et ouvriers « les gueules rouges ». Fermées en 1990, après plus d’un siècle d’exploitation, deux générations de Cabassois auxquelles sont venus se joindre de nombreux Italiens, y ont œuvré. Cette exploitation a profondément marqué Cabasse au même titre que la viticulture.

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